Moi, Caravage

Moi, Caravage  

 de Cesare Capitani 

1h10


Le Caravage se confesse et revit toute son existence : l'enfance dans le petit bourg lombard, l'approche de la peinture, les premiers ennuis avec la justice, la fuite à Rome avec l'espoir de faire fortune. Là le jeune Michelangelo, avec quelques tableaux d'une puissance, d'une violence et d'un érotisme jamais vus, révolutionne la peinture et connaît la gloire : les princes le courtisent, les cardinaux le protègent et en peu de temps il devient le peintre officiel de l'Église. Mais voilà : il est de caractère violent et asocial.  Ses œuvres sont un affront perpétuel à la morale.  


Le récit, vif et palpitant, distrait avec son ironie ; fait réfléchir grâce à sa perspicacité ; émeut le plus souvent, car le Caravage y dévoile ses pensées les plus intimes. Il ouvre son cœur et montre la partie la plus sombre de son âme.

 

 

« En écrivant La Course à l’abîme, roman qui tente de ressusciter par l’écriture la figure du peintre Caravage, je ne pensais pas voir jamais ressurgir celui-ci, sous mes yeux, en chair et en os, cheveux noirs et mine torturée, tel que je me l’étais imaginé, brûlé de désirs, violent, insoumis, possédé par l’ivresse du sacrifice et de la mort. Eh bien, c’est fait : Cesare Capitani réussit le tour de force, d’incarner sur scène cet homme dévoré de passions. Il est Caravage, « Moi, Caravage », c’est lui. Il prend à bras le corps le destin du peintre pour le conduire, dans la fièvre et l’impatience, jusqu’au désastre final. »

Dominique Fernandez

Avril 2010 


Calendrier :

 

Théâtre le Lucernaire

Du mercredi 8 décembre 2010 au samedi 29 janvier 2011

Représentations du mardi au samedi à 18h30

Relâche le dimanche et le lundi.